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L'état sans maladie

Existe-t-il un état sans maladie ? dans l’absolu ...oui, mais en réalité il est pratiquement impossible pour l’homme d’en retrouver la source, bien que l’art de vivre macrobiotique nous en montre une approche crédible et efficace, elle est toujours malgré tout partielle.


Pour découvrir le modèle original, il faut faire appel aux grandes lois de l’évolution, telles que les ont définies les deux grands naturalistes du 19ème siècle, Darwin et Lamarck.

Comme on l’a souvent dit, la nature a horreur du vide, chaque case du grand échiquier doit être remplie, une case noire une case blanche, une case yin, une case yang, et ceci à tous les niveaux de la création; du monde des éléments au monde des végétaux, puis à celui des animaux.

Restons dans le monde du vivant. Au cours du milliard d’années d’évolution le développement du règne végétal et animal s’est fait à travers plusieurs milliards d’espèces, depuis les premières simples monocellulaires, jusqu’aux plus complexes des mammifères, pour aboutir finalement il y a 500 000 ans à la quintessence de l’évolution , l’Homo Habilis.

Chaque espèce occupe son espace vital,
sa niche écologique, conquise de haute lutte par la sélection naturelle induite par la compétition, les mutations et l’adaptation aux conditions du milieu.

Avant l’apparition de l’homme, il ne restait plus aucune case de libre, tous les créneaux étaient occupés de bas en haut de l’échelle biologique. A cette époque, qu’on peut qualifier d’Eden, la maladie n’existait pas. Chaque espèce était protégée et se protégeait mutuellement, totalement immunisée par les lois de la sélection naturelle. Une seule condition à cette protection, ne jamais sortir de sa niche écologique, de sa zone vitale. Enfreindre cette règle signifiait, envahir un espace déjà occupé par une autre espèce forcément mieux adaptée, l’intrus était alors rejeté par un affaiblissement de ses défenses immunitaires provoquant des perturbations physiologiques dans son organisme, première étape vers la maladie qui finira par entraîner son élimination. A ce niveau il n’y a qu’une seule façon d’éviter la maladie et une mort prématurée, revenir à la case départ, dans sa propre zone vitale d’origine.

Le premier être vivant à avoir enfreint cette lois, vous l’aurez compris, est l’ancêtre de l’homme, probablement un grand primate d’Afrique qui, poussé par un brusque changement climatique, a quitté les grands arbres de la forêt tropicale, sa zone vitale d’origine. Certainement que la plupart en son morts, tués par les prédateurs de la savane, intoxiqués par des aliments inconnus, piqués par des insectes leur inoculant des bactéries et des virus contre lesquels ils n’étaient pas encore immunisés, ou déshydratés par l’ardeur implacable du soleil en l’absence de l’ombre protectrice des sous-bois à laquelle ils étaient habitués. Malgré tout, quelques spécimens vont survivre à ces conditions extrêmes, c’est indubitable puisque nous sommes toujours là, après 4 millions d’années.

Depuis ces premiers pas dans les grandes plaines d’Afrique, nous avons parcouru un long chemin, tant du point de vue géographique que généalogique. De la forêt africaine à l’ensemble de la planète, d’un grand singe à l’homo sapiens sapiens, il y a de quoi être fier et reconnaissant à toute la lignée de nos ancêtres pour avoir osé enfreindre et contraindre toutes les lois de la nature.

Mais, comme nous le disons souvent en macrobiotique “ plus grande la face plus grand le dos “ et la face est si grande, alors quand est-il du dos. Le dos c’est l’extrême fragilité de la vie humaine continuellement attaquée par d’innombrables maladies. Jusque là l’espèce humaine a réussi à survivre grâce à sa phénoménale ingéniosité et à un exceptionnel pouvoir d’adaptation. Il semble malheureusement que, depuis quelques décennies, nous soyons arrivés au bout de notre marche en avant, ceci pour avoir oublié les lois dialectiques de la logique universelle en particulier la 4ème : “ plus grande la face, plus grand le dos “ ou encore à tout avantage correspond toujours un désavantage équivalent.

Maintenant toute l’intelligence, la persévérance, la volonté de la société humaine se trouvent conditionnées et dirigées vers un seul objectif . Toujours plus : plus de profit, plus d’argent, plus de plaisir, plus de loisir, plus de confort, plus de sécurité, manger plus, plus vite, plus loin, plus haut.

Ce n’est plus le bien-être des hommes qui compte, ni l’amélioration des conditions de vie de l’ensemble de la communauté, mais l’enrichissement envers et contre tout d’une minorité.

Cette déviance a amené les hommes à s’emparer de toute les zones vitales existantes sous terre, sur terre, dans les mers, dans les airs, et à en expulser ou à en éliminer leurs occupants légitimes.

La terre aujourd’hui ne représente plus qu’une seule et unique case, une seule zone, non plus vitale mais mortelle, avec un unique occupant illégitime: L’Homme.

Au cours de son long voyage à la conquête de nouveaux espaces vitaux, l’homme ne s’est jamais adapté naturellement; s’il a survécu, c’est grâce à son intelligence supérieure qui lui a permis d’inventer des systèmes artificiels de substitution. Encore aujourd’hui aucune communauté humaine ne serait capable de vivre sans ses multiples béquilles que sont le chauffage, des vêtements, une maison, l’agriculture et l’élevage, la métallurgie, les armes et les outils, les médicaments, l’écriture et la communication,etc.etc.

La surface de la planète à été entièrement transformée et adaptée à nos besoins, la plupart des forêts ont été rasées, des fleuves détournés, des mers asséchées. De gigantesques mégalopoles abritant des millions d’individus ont été construites, reliées par d’inextricables réseaux autoroutiers et ferroviaires déroulant leurs chemins de béton et de fer sur des milliers de kilomètres. Des vallées ont été fermées par de colossaux barrages, puis inondées afin de produire l’indispensable énergie nécessaire pour faire tourner le nouveau monde industriel de l’homme.

En quelques siècles l’homme a bouleversé la surface de la planète que la nature avait mis des millénaires à façonner. Par contre, en ce qui concerne la physiologie et la morphologie de son propre corps, elle est pratiquement identique à peu de chose près aux australopithèques d’il y a 4 millions d’années. L’Homme nu dépouillé de ses protections artificielles est plus fragile qu’un oisillon tombé du nid.

Au cours de sa longue expansion géographique, l’espèce humaine a occupé toutes les zones vitales, végétales et animales rencontrées sur son chemin. A chaque fois elle les a exploitées jusqu’à l’extinction de leurs véritables occupants qui ont été mangés ou mis en esclavage (domestiqués) .

En voilà une liste non exhaustive :

  • Mammouths – un des premiers à être chassé jusqu’à extinction.

  • Bisons – tués jusqu'aux derniers dans les plaines de l’Ouest Américain.

  • Loups – éliminés ou transformés en toutous.

  • Buffles – devenus vaches à lait.

  • Ours – chassés juste pour le plaisir .

  • Sangliers – réduits à un cochon pour ces deux jambons.

  • Chevaux – domestiqués.

  • Éléphants d’Afrique – tués pour leurs deux canines d’ivoire.

  • Éléphant d’Asie – réduits à l’esclavage.

  • Baleines – exterminées .

  • Saumons – mis en cage et fumés.

  • Hermines – vos poils si doux conviennent aux rois.

  • Visons – votre fourrure soyeuse pour les belles joyeuses.

  • Singes – même nos ancêtres n’ont pas pu éviter les cages des laboratoires.



Des milliers d’espèces ont ainsi disparu ou sont proches de l’extinction.
Selon les sources scientifiques officielles, 30% du total des espèces ont déjà disparu. Dans certaines régions – Europe, Amérique du Nord, 80 % des espèce nobles, mammifères, poissons et oiseaux ont été exterminées.


En contrepartie, pour nous remercier, d’avoir été rayés de la liste des espèces vivantes, les disparus nous ont laissé un héritage: leurs bactéries et leurs virus.

Lorsque ces derniers se trouvent dans une niche particulière, si on supprime l’espèce animale ou végétale qui s’y trouve, on a alors un report microbiologique dans un milieu qui n’est pas adapté pour le combattre ou le neutraliser, on assiste alors à une multiplication aberrante. C’est alors l’homme qui en fait les frais.

Voilà pourquoi :

plus nous oublions notre véritable origine,
plus nous nous approprions d’espace vital,
plus nous nous éloignons des modèles universels,

plus nous adopterons un mode de vie artificiel et exclusiviste,
plus nous développerons de maladies.



ORIGINE DES MALADIES

Comme nous l’avons expliqué ci-dessus, les maladies ont toutes une origine commune ayant pour cause l’appropriation et l’occupation inconsidérée de zones vitales étrangères à l’espèce humaine.

Une fois une nouvelle zone occupée, il faut bien s’adapter aux nouvelles conditions pour pouvoir y survivre. Par conséquent, la première étape sont des maladies d’adaptation, qui se divisent elles- mêmes en deux branches :

a) les maladies nutritionnelles ( aliments)
b) les maladies environnementales (climatiques)

Les dernières maladies apparues récemment dans la société moderne, conséquence de la prolifération des maladies d’adaptation sont les maladies iatrogènes. Elles sont dues aux traitements chimiques médicamenteux et au soins collatéraux ( rayons, radiations, lasers )

De nombreuses maladies ne sont plus classifiables, étant le résultat de l’accumulation et de l’interférence de plusieurs causes.

Partant de ce constat, il est possible de mieux comprendre le chemin de la guérison et de la santé. Bien que le retour aux conditions initiales des origines de l’homme ne soit plus possible, nous pouvons définir quelques règles, capables de nous protéger de la plupart des maladies.

Dans ces temps d’affaiblissement et de dégénérescence du potentiel vital humain, la meilleure protection, bien que méconnue, est sans aucun doute d’appliquer les recommandations macrobiotiques.

Gérard Wenker